![]() Communiqué du 11 mai 2026
Assemblée nationale SEA-RES à Morat Continuer sur le bon cap
Le conférencier invité à l’assemblée nationale du Réseau évangélique suisse SEA-RES du 9 mai 2026 à Morat n’a pas mâché ses mots : le Dr Roland Hardmeier a analysé sans concession, mais avec respect, la situation du christianisme dans le monde occidental. Mais surtout, il a tracé une «voie du juste milieu» entre le fondamentalisme et le relativisme progressiste – une voie exigeante à ses yeux, mais la seule qui soit porteuse d’avenir. Le point culminant de la partie administrative a été l’élection de Michel Siegrist pour un mandat de président du Réseau évangélique suisse. Zürich/Genève, le 11 mai 2026 (db/sk) – « Que signifie être chrétien dans la pluralité radicale de la postmodernité, et qu'est-ce qui fait partie intégrante de la foi chrétienne, sans aucune réserve ? » Pour approfondir cette question, Roland Hardmeier, docteur en théologie, a d’abord présenté de manière concise, devant quelque 120 participants venus de Suisse alémanique et romande, les différentes formes du christianisme : le christianisme progressiste, avec une aile libérale et une aile post-évangélique, ainsi que le christianisme conservateur, avec une aile fondamentaliste et une aile évangélique classique. « Les progressistes sont fondamentalement tournés vers le monde et s’efforcent de repenser les contenus de la foi à la lumière de leur époque. Les conservateurs sont plutôt détournés du monde et s’efforcent de préserver la foi face à l’esprit du temps », a déclaré Hardmeier pour décrire la différence fondamentale. Les deux pôles de ce large spectre offrent une sécurité, mais ont un prix. Le fondamentalisme serait enclin aux opinions unilatérales et aux théories du complot. Le relativisme progressiste accepterait une perte de foi pour ne pas entrer en conflit avec l’air du temps. L'Église comme contre-culture face à l'individualisme L'auteur et conférencier Roland Hardmeier a montré, à travers quatre axes de réflexion, comment il est possible de trouver une voie médiane entre les écueils du fondamentalisme et du relativisme progressiste. Il s’agit de la confiance en la Bible en tant que Parole de Dieu, de l’adhésion à un socle fondamental de la foi, de la quête de la vérité et de la bonne attitude face aux questions éthiques, ainsi que d’une compréhension renouvelée de l’Église en tant que communauté et, par là même, comme contre-culture face à l’individualisme de la postmodernité. À maintes reprises, Roland Hardmeier a établi un lien avec des événements historiques du mouvement de l’Alliance évangélique, vieux de 180 ans, afin de souligner qu’elle est bien placée pour poursuivre sur la voie du juste milieu. Même si cette voie représente un véritable défi, elle est la seule qui ait fait ses preuves par le passé et qui permet de continuer sur le bon cap pour l’avenir. Un nouveau président pour le Réseau évangélique suisse Lors de l’assemblée statutaire de l’après-midi, les délégués ont nommé Michel Siegrist, professeur en formation pratique à la HET-Pro, à la présidence du Réseau évangélique suisse (RES). Après avoir assuré cette fonction à titre intérimaire durant une année, il a été élu par acclamation pour un mandat de quatre ans, renouvelable. En réponse à une question d’un délégué concernant les objectifs 2026–2030 du RES présentés lors de l’assemblée, Michel Siegrist a déclaré : « Je n’ai pas d’agenda personnel, mais je souhaite m’impliquer dans la réalisation de ces objectifs, notamment sur des sujets qui me tiennent particulièrement à cœur et qui sont directement liés à mes activités actuelles à la HET-Pro». Les délégués ont également pris connaissance des comptes déficitaires du RES ainsi que de l’absence de réserves propres à fin 2025. Face à cette situation délicate, un budget positif prévoyant un bénéfice a été approuvé. Toutefois, si les mesures envisagées pour atteindre cet objectif budgétaire — notamment l’augmentation attendue des dons — ne devaient pas aboutir, « il n’y aurait malheureusement pas d’autre choix que de toucher au personnel, ce qui affecterait également de manière négative le précieux ministère du RES », comme l’a souligné le président en réponse à une question d'un délégué. Personnes de contact: Christian Kuhn, directeur du Réseau évangélique Suisse (RES), +41 79 343 59 86, c.kuhn@evangelique.ch Photo: SEA-RES est une organisation faîtière qui regroupe environ 670 Églises évangéliques et paroisses réformées en Suisse, 250 œuvres chrétiennes ainsi que des membres individuels au sein de 83 sections locales. Avec ses deux branches régionales et linguistiques SEA et RES, elle représente quelque 250'000 chrétiens de conviction évangélique, dont près de 45'000 pour la Suisse romande. Sur le plan international, il est affilié à l’Alliance évangélique mondiale, qui représente quelque 600 millions de chrétiens avec ses 143 alliances nationales. Co-président SEA-RES (Suisse alémanique) : Beat Ungricht, Winterthur, 078 717 88 27, bungricht@each.ch |